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Par: Agnès

Pour l’Épiphanie, cette année c’est le tour de la brioche des rois. Je préfère largement la galette, mais mon homme, originaire de Bordeaux, est un inconditionnel de la couronne briochée, donc à chacun son tour de se régaler.

C’est la première fois que j’essaie d’en réaliser et je pars directement sur le défi de la réussir sans beurre et sans oeufs. Je vais donc tester les proportions suivantes:
- 250g de farine blanche,
- 45g de sucre de canne complet,
- 1cc de levure boulangère,
- 85ml de lait,
- 3cs d’eau distillée de fleurs d’oranger (qui ce sont transformées en 2 cuillères d’eau de fleurs d’oranger + 1 cuillère d’eau du robinet pour rincer le flacon vide…),
- 70g de margarine.


Pour faire la pâte, j’ai mélangé farine et sucre, formé un puits, mis la levure au milieu et versé le lait tiède et l’eau de fleurs d’oranger dessus. Opération pétrissage pendant 15 min. J’ai ensuite ajouté la margarine et continué à pétrir encore 15 min. Au début j’ai failli me décourager car la pâte se met en morceaux, ça glisse, on a l’impression qu’il y a trop de margarine, et puis avec un peu de patience ça ressemble à nouveau à une pâte, plus élastique. Puis j’ai laissé lever 2h (1h30 c’est suffisant mais c’était l’heure du bain du loulou) à température ambiante sur un radiateur, en recouvrant le saladier d’un torchon propre. Après j’ai (passé la main à mon homme -tétée oblige- qui a) façonné un cercle de pâte, mis la fève, et laissé lever à nouveau 1h30/2h. Enfin j’ai badigeonné de lait, saupoudré de sucre en grains (pas facile à se procurer comme ingrédient! Si y’en a qui ont des tuyaux…), et enfourné à 180° pour à peu près 20 min de cuisson.

Brioche

Ah la cuisine avec un bébé dans la maison c’est autrement plus sportif!

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Par: Agnès

À Noël, la tradition, dans la famille, c’est de faire des petits gâteaux: découper des formes de circonstance dans de la pâte m’a toujours plu, et puis offrir un petit sachet de biscuits ça change des chocolats « on ne sait jamais sur quoi on va tomber » dont les boîtes s’entassent jusqu’à Pâques sur la table de la salle à manger. Non, cette fois je ne dévoilerai pas la recette de ma grand-mère, car j’ai voulu changer de goût: amande et fleur d’oranger… et maintenant que je l’écris un peu de cannelle aurait composé un accord parfait.

J’ai donc pris une recette de pâte sablée à la poudre d’amandes:
- 300g de farine (j’ai mélangé farine blanche de froment et farine complète de seigle),
- 100g de poudre d’amandes,
- 100g de sucre de canne complet,
- 250ml de liquide (moitié huile/moitié eau);
à laquelle j’ai rajouté 2 bouchons d’eau distillée de fleurs d’oranger (et pas de l’eau aromatisée à la fleur d’oranger, bien lire l’étiquette!).

Comme d’hab’ j’ai fait ma pâte au mixeur, puis l’ai laissée reposer au frigo la matinée. Ensuite je l’ai étalée au rouleau à pâtisserie, à grands renforts de farine pour pas qu’elle colle à la table, et y ai découpé des petites formes à l’aide de moules (si on se sent l’âme d’un artiste on peut les dessiner au couteau mais ça prend du temps) et les ai déposées sur une plaque de cuisson. N’étant pas chez moi je ne peux pas dire combien de temps ça cuit car je ne connaissais pas le four et ai attendu devant pendant presque 1h, ce qui me semble énorme! Je pense que 10-15min à four chaud suffisent en temps normal.

SablésAmande

Hem, pour ma part ça manque de quelques gouttes d’arôme naturel d’amandes amères, mais j’en connais un qui n’est pas de cet avis…

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Par: Agnès

J’ai lu dans Attendre bébé autrement, de C. Piraud-Rouet et E. Sampers-Gendre, un conseil bien utile: se préparer à l’avance des plats chauds et revigorants, et les congeler en vue d’être toute à bébé les premiers jours après l’accouchement. C’est les glaçons qui vont être contents: depuis qu’on a le nouveau frigo avec compartiment congélateur, ça ne m’était pas venu à l’esprit de faire ou acheter quelques surgelés pour leur tenir compagnie. J’ai donc commencé par un velouté de brocolis, une tourte aux spaghettis végétaux, et de la compote de coings.

VELOUTÉ DE BROCOLI

Une soupe bien chaude, c’est forcément reconstituant: en entrée, ou en guise de repas quand on l’accompagne de pain et de fromage, c’est toujours bon. Et même si ma soupe préférée en cette saison est celle de potimarron, j’aime bien varier les couleurs et introduire un peu de vert au dîner. Et puis le brocoli est un des légumes les plus denses en micronutriments protecteurs: vitamines et substances soufrées antioxydantes, minéraux, fibres… que des bienfaits pour la santé!
Question préparation, suffit de le rincer et séparer en petits bouquets; je les couvre ensuite d’eau, assaisonne avec sel, poivre, persil, et huile, et laisse cuire à peu près 15 min. Je passe le tout à la moulinette, et ajoute ma « crème végétale» , à savoir du tofu soyeux lissé au fouet.

Récupération d'un pot de fromage blanc...

Récupération d'un pot de fromage blanc...

TOURTE AUX SPAGHETTIS VÉGÉTAUX

CourgeSpaghetti

En fait de spaghettis, il s’agit d’une courge, la courge spaghetti, dont la chair présente la particularité de se détacher en filaments après cuisson. Comme beaucoup de courges, elle est dure crue, donc j’applique la tactique cuit-vapeur, et après ça résiste beaucoup moins! Le temps de cuisson est d’environ 15 min mais il n’y a pas besoin de chronométrer, juste prêter l’oreille, quand on entend paf!, c’est que la peau a éclaté, c’est cuit. Après c’est très simple: la peau de détache toute seule, les graines un peu moins mais on y arrive, et j’effiloche la chair à la fourchette.

PrepTourte

Pour la pâte, je prépare 2 portions avec le robot (une des rares situations où il se rend vraiment utile): 200g de farine (j’ai mis moitié froment et moitié épeautre) dans la cuve, 75 ml d’huile (j’ai choisi olive et pépins de raisin) + 75 ml d’eau dans le verre doseur, et je mets l’hélice à tourner en ajoutant progressivement le liquide par la goulotte. Le mixeur s’arrête tout seul quand la boule est prête. Je les place ensuite pour 1h au moins au frigo, et après elles sont très faciles à étaler.
J’en dispose une dans le fond de tarte que je pique à la fourchette, verse mes spaghettis agrémentés de la sauce de mon choix, càd tomate-oignons-sel-poivre-herbes de provence, et découpe un rond dans la 2e pâte (avec le plat posé dessus, ça donne une bonne dimension pour qu’il n’y ait pas trop de croûte sur les bords). Je rabats les bords du dessous sur la pâte du dessus, pique le « couvercle»  à la fourchette, et y fait une petite cheminée au milieu. La tourte cuit approximativement 20 min à four chaud.

Comment recycler les barquettes de traiteur thaï...

Comment recycler les barquettes de traiteur thaï...

COMPOTE DE COINGS

Coings

Dans le domaine des compotes, c’est sympa de pouvoir varier, et en automne, le fruit à cuisiner, c’est le coing: un peu pomme, un peu poire, un peu duveteux, c’est amusant, et surtout ça a un parfum de petit pot pour bébé que j’adore! En plus il est riche en pectines (fibres qui régulent le transit intestinal) et en vitamine C, alors on aurait tort de se priver.
Là aussi, on a affaire à du coriace, et j’ai vite compris l’intérêt de les précuire à la vapeur. Ça les fait rosir; 30 à 45 min environ sont nécessaires pour qu’ils ramollissent sans être réduits en purée: et oui, il faut pouvoir les éplucher! C’est comme pour les poires: peler, épépiner, et couper en petits morceaux. Je les fais ensuite cuire pendant à nouveau 30 à 45 minutes à feu doux dans une casserole, idéalement dans 1 cc de poiret et un peu d’eau (ça relève le goût fruité), mais rupture de stock oblige, là j’ai mis 3 cs de sucre de canne complet. Ne reste plus qu’à passer au moulin à légumes (ou au mixeur mais consommer de l’électricité c’est moins écolo que de l’huile de coude….).
Parfumée d’un peu de cannelle c’est encore meilleur, mais j’en connais un qui n’est pas fan, donc je la rajoute dans mon ramequin. Sinon la vanille se marie bien avec aussi…

Encore un pot de fromage blanc... Pas besoin d'investir dans des Tupperware quand on fait ses courses au marché!

Encore un pot de fromage blanc... Pas besoin d'investir dans des Tupperware® quand on fait ses courses au marché!

Par: Agnès

Dur dur de continuer à écrire des articles régulièrement, on croirait pas mais l’emploi du temps d’une femme enceinte, sur la fin, c’est du sport: aux visites et analyses médicales mensuelles s’ajoutent la préparation à la naissance, la consultation anesthésique, la 3e écho, … sans parler des préparatifs pour accueillir bébé, et pas mal de lecture sur le « parentage» . Bref, bien occupée, d’autant plus que je ne fonctionne plus qu’en mode ralenti!

Mais ce week-end, petite visite de la famille, donc je prends le temps de cuisiner un bon dessert: un crumble végétarien aux poires.
En fait, il y a bien des variantes à la composition d’origine de la croûte, à savoir farine-sucre-beurre. La 1ère que j’ai tentée dès le début de mes péripéties culinaires est de substituer le beurre par de la margarine (il faut en mettre un peu moins d’ailleurs sinon les miettes sont plus humides). Et pour ceux qui n’aiment pas mettre les mains dans la pâte, un super truc, d’origine québécoise: remplacer tout ou partie de la farine par des flocons d’avoine. Dernière découverte, dans un petit dépliant de recettes Soy®: utiliser comme matière grasse de la crème de soja (j’aime pas mais le tofu soyeux fouetté fait tout aussi bien l’affaire), et comme sucre du miel.

Voici donc comment faire un crumble sans beurre, ni sucre, ni farine. Il faut:
- des fruits de saison: en ce moment c’est l’idéal pour les pommes, poires, et coings;
- facultatif: des fruits secs (raisins, abricots, …), des pépites de chocolat;
- 150g de flocons d’avoine ou autre céréale;
- 1 paquet de 400g de tofu soyeux;
- 6 cs de miel.
J’épluche et coupe en dés les poires dans un plat huilé jusqu’à ce que tout le fond soit bien recouvert. J’aime bien verser du jus de citron et un peu de sucre vanillé (sucre de canne complet séquestré dans un bocal en verre avec quelques gousses de vanille) dessus. Et je parsème de quelques abricots secs coupés en petits morceaux. Je prépare la pâte en fouettant le tofu soyeux dans une casserole pour obtenir une consistance crème, auquel j’ajoute le miel, à faire chauffer très légèrement s’il n’est pas liquide, et enfin les flocons de céréales. Je mélange bien et recouvre les fruits avec. Je fais cuire à four chaud pendant environ 30 min (le dessus doit être bien doré).

crumble

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Par: Agnès

Surprise, il y a peu, on a retrouvé le lait congelé dans notre frigo! Oui, oui, on le range bien dans la porte, et le thermomètre indique « zone verte»  (ce qui ne nous dit pas la température exacte mais bon, jusqu’à maintenant je faisais confiance). Bon, on se doute bien qu’il va falloir le changer ce réfrigérateur, ça fait presque 1 an maintenant qu’il alterne gel et condensation sans qu’on touche à rien, c’est un peu dur à concilier avec une bonne hygiène alimentaire: légumes pourris, yaourts et fromage congelés… Qu’est ce qui se mange/se jette?

Pour en revenir au lait, j’ai préféré jouer la sécurité, et le cuisiner à chaud. Et pour changer des petites crèmes au chocolat ou à la vanille, j’ai choisi à la fleur d’oranger. Cet entremet est un classique de la cuisine libanaise et s’appelle méhallabieh. On a découvert ça au resto (Le Liban, rue du Hâ, à Bordeaux, pour lui faire un peu de pub, il le mérite) et ce n’est pas bien compliqué à faire chez soi. Dessert frais et léger garanti. Les ingrédients sont ceux d’un pudding: 1L de lait, 4 cs de fécule de maïs, 4 cs de sucre de canne complet, auxquels s’ajoutent le parfum, 2 cs d’eau de fleur d’oranger (attention, bien vérifier que ce n’est pas une vulgaire eau aromatisée!!!), un gélifiant, 1 pointe de couteau de gomme arabique, et des amandes effilées pour la déco.
Bon, j’ai fait l’impasse sur la gomme arabique, un peu difficile à se procurer, mais ça n’enlève pas la consistance crème, juste le côté un peu plus « slimy»  (dommage, c’est rigolo!), et les amandes car… j’ai fini le bocal ;) .

Contrairement à ce que l’usage préconise, je délaie la fécule de maïs directement dans le litre de lait froid, avec le sucre, et laisse épaissir le mélange à feu doux. Je verse l’eau de fleur d’oranger quand la préparation est tiède, puis croise les doigts pour que mon frigo se contente de refroidir sans zèle ces petites crèmes.

mehallabieh

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Par: Agnès

Alors là, je suis étonnée: quand je m’occupe de mes plantations, ça échoue lamentablement, et quand je ne fais rien, ça pousse tout seul! Je veux parler du groseiller, qu’on avait même pas remarqué en arrivant (au mois de novembre, on identifie moins bien les occupants du jardin…), et qui a donné un saladier entier de groseilles sans qu’on y ait jamais touché. Ça me plaît les plantes comme ça!

groseilles

Le problème qui s’est vite posé c’est: comment tout manger avant que ça ne se perde? Parce qu’au rythme d’un ramequin de groseilles (avec du fromage blanc et du sirop de cassis*, hummm) par jour, on y est encore dans un mois…
* J’en profite pour signaler une marque de sirops (BIO of course!) fabriqués en France, à partir de sucre de canne et jus de fruits (ce qui est loin d’être commun: sirop de glucose-fructose, arômes artificiels, et parfois colorants, c’est moins cher à refourguer…): La maison Meneau®.

Alors j’ai testé une recette de coulis un peu particulière: il s’agit au départ d’une salade de cerises à l’hibiscus, recette de Valérie Cupillard, dans son très réussi Fêtes bio. Je n’y avais guère prêté attention jusqu’à récemment car pour moi les cerises ça se déguste nature, je trouvais ça gâcher que de les faire cuire… Sauf qu’ici la qualité des fruits et légumes laisse souvent à désirer, et quand on rentre du marché avec des fraises à manger dare-dare, des cerises qui n’ont pas supporté le trajet (ou n’étaient-elles belles que de loin?), et un melon prévu pour le midi même, on dépasse les doses recommandées de 5 fruits et légumes par jour (sans compter qu’il ne reste plus rien le lendemain!).
(Pour les fraises dont le stade « à manger dare-dare»  est déjà un souvenir, mon homme a eu la bonne idée de les mixer: on peut se permettre de les « éplucher»  plus grossièrement et le résultat est étonnamment bon, genre smoothie.)
J’ai donc cuisiné cette petite soupe de cerises dernièrement et trouvé ça vraiment délicieux.

Je me suis dit: dans la famille des baies rouges, les groseilles doivent pouvoir se préparer pareil. Voici donc comment procéder avec:
- 1L d’eau
- 4 cs d’infusion à l’hibiscus (et/ou aux fruits rouges)
- 2 verres de sucre de canne complet
- 1 bâton de vanille
- 1kg de fruits rouges.
Il faut faire chauffer l’eau: quand elle bout, y mettre à infuser les fleurs d’hibiscus (j’utilise des boules à thé pour éviter l’étape filtration, où je ne manque jamais d’en mettre partout…), puis ajouter le sucre, la gousse de vanille fendue, et les fruits rouges. Le tout se laisse mijoter 10 min. Quand la salade est refroidie, direction le frigo pour la servir bien fraîche.

coulis

Bon, avec les groseilles, comme j’ai dit, le résultat est plus proche du coulis, ce qui nous condamne à continuer le fromage blanc, mais un truc quand on veut varier c’est de boire le joli jus rose et de passer les baies au moulin à légumes… L’idéal étant d’avoir des trous assez petits pour retenir les pépins! (Oui, moi la plume d’oie, je maîtrise pas… et j’ai dit que je voulais manger les groseilles avant le mois prochain.)