Archive pour la catégorie » Salle de bains «

Par: Agnès

Mon homme m’a fait remarquer l’autre jour que le liniment oléocalcaire que je prépare est plus liquide que celui vendu en pharmacie et donc moins pratique. Oui, j’avais remarqué mais j’avais la flemme de changer ma recette, simplissime à froid (eau de chaux, huile d’olive, et glycérine, versées directement dans le flacon, y’a qu’à secouer!).
Comme je n’aime pas les critiques ne veux pas qu’il en achète (plus cher, impossible de savoir quel est le « stabilisant»  de leur composition, et multiplication des flacons plastiques), j’ai fait la recette contenant de la cire d’abeille, plus épaississante, à la place de la glycérine.

J’ai donc mis mon pot de cire à chauffer, prélevé 1 cs, que j’ai ajoutée à 225 ml d’huile d’olive, et remis le tout au bain-marie. Une fois l’ensemble homogénéisé puis refroidi, je l’ai versé dans le flacon, ainsi que 225 ml d’eau de chaux, et j’ai agité.
(Ce n’est pas pour me compliquer la vie que je choisis des volumes si précis, mais parce que le contenant final fait 480 ml.)

linimentBB

Inconvénient: le temps de réalisation et le nombre d’ustensiles utilisés.
Avantages: mélange épais, stable, inutile de secouer avant chaque utilisation.

Par: Agnès

En matière d’éducation il y a la théorie: ce qu’on aimerait faire, ce qu’on a lu et qui nous a paru des pistes de réflexion à tester, … et la réalité! En effet, certaines situations paraissent simples tant qu’on ne les a pas vécues et en pratique c’est autre chose, notamment en ce qui concerne le change.

J’avais été inspirée à la lecture de divers articles sur l’hygiène naturelle infantile, trouvant tout d’un coup évident le fait que les enfants communiquent leur besoin d’élimination: qui ne s’est jamais dit ouh là, il/elle nous remplit sa couche là! à la vue d’un bébé tout rouge à l’air concentré?
Eh bien le notre n’a pas été livré avec l’option je préviens avant de faire caca (et encore moins pipi). Rajoutez à cela le fait que ses selles sont liquides (désolée pour les détails peu poétiques) et qu’elles sortent souvent pendant une tétée, et impossible d’installer monsieur au dessus des toilettes! On va donc attendre un peu avant de commencer finalement…
Sur les conseils de ma cousine Manu j’essaie dans un premier temps de lui proposer de faire pipi dans l’évier à l’occasion d’un changement de couche. Bon, il faut que les conditions soient propices: au calme, pas de lessives de retard au cas où, … càd pas tous les jours, mais pour l’instant ça a marché une fois… Enfin honnêtement il l’a pas fait exprès mais bon c’est un début!

Concernant les couches lavables, il est clairement appréciable de ne pas avoir à se préoccuper d’acheter des paquets de couches, encombrants et chers, ni de vider les poubelles tous les 4 matins, et elles sont tout aussi simples d’utilisation et fiables que les jetables.
Par contre, on a attendu 1 semaine au sortir de la maternité pour s’y mettre, et fait une pause d’une grosse semaine vers 2 mois pour cause de surmenage de la machine à laver… Eh oui, il faut bien avouer que ça demande un peu d’organisation, et je comprends que les mamans qui travaillent ne se sentent pas pour une conversion aux lavables.

ImseVimse

"Tout En Un" Imse Vimse®: pratique, fiable, et même jolie! Je n'en dirai pas autant des Lutibalade Bébés Lutins® que je n'arrive pas à ajuster aux cuisses pourtant dodues de mon lutin...

Et enfin les couches jetables écologiques: la marque Wiona® est la plus respectueuse de l’environnement puisqu’elle produit des couches constituées à 100% de matériaux naturels et biodégradables, mais chez Oko Moltex®, où elles sont fabriquées avec 50% de matières premières renouvelables, elles sont moins chères. Difficile d’être bio jusqu’au bout…

Par: Agnès

Un petit être de plus au foyer… mais beaucoup de choses encombrantes et pas toujours écolos aussi! Moi qui me contentais très bien de frigo, gazinière, et machine à laver pour tout équipement électroménager, me voilà obligée (pour ma santé physique et mentale) d’en venir à ce que je considérais avant comme étant superflu: sèche-linge et lave-vaisselle.

Electromenager

Le besoin d’un sèche-linge s’est très rapidement fait sentir: dès la sortie de maternité, les vêtements sales s’entassaient, on faisait et fait toujours une lessive par jour, et le climat n’est pas propice à faire sécher tout ça à la même vitesse!
Ce fut dur pour ma conscience écologique car quasiment tous les appareils sont de classe énergétique B (à moins d’être prêt à débourser 1500€!) et de toute façon ça restera toujours plus économe de laisser sécher à l’air libre les habits.
Le compromis que j’ai trouvé est de l’utiliser en « pré-séchage» , càd 1/2h à 1h, sur lessive bien essorée (1100 tours/min), avant de l’étendre sur le fil: ainsi elle est sèche le lendemain et je n’ai pas consommé autant d’énergie que s’il avait tourné jusqu’au séchage complet.

Pour le lave-vaisselle, c’était moins impérieux, car on ne va pas raconter que notre pitchoun nous rajoute des assiettes à laver (enfin pas encore…), mais diminuer la liste des tâches ménagères (à rallonge!) de 30 min quotidiennes ça soulage un tant soit peu le découragement qui nous gagne…
Et pour le coup j’ai appris qu’il est plus écologique d’utiliser un lave-vaisselle plutôt que de faire la vaisselle à la main: économie d’eau (consommation de 10L contre 42 en moyenne à la main!), d’énergie (classe A – en programme éco, il en faut moins pour chauffer l’eau + sécher la vaisselle), eaux usées moins polluantes (dose de détergent adaptée) (source GIFAM).
Bien sûr on a choisi tablettes de lavage, liquide de rinçage, et sel régénérant écologiques (marques Ecover®, comme d’autres de nos produits ménagers dont le liquide vaisselle, et SONETT®).

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Par: Agnès

Qui ne s’est jamais dit « cette année, on fête pas Noël» , à la vue de toutes ces pubs pour jouets et autres parfums qui nous inondent dès le mois d’octobre? Autant partager un bon repas en famille à côté du sapin me tient à cœur, autant chercher qu’est ce qui pourrait bien faire plaisir ou être utile à untel et untel puis courir après dans les magasins devient plus un fardeau qu’autre chose d’année en année. Ajouté au fait qu’on a un peu manqué de temps pour y penser (et attendu les indemnités journalières de congé maternité assez impatiemment au moment ou j’aurais encore pu parcourir les boutiques…), je me suis dit: cette année, ça sera du fait maison!

CadeauxNoël

Une idée que j’avais retenue en lisant un article sur Banlieusardises c’est les GALETS DE BAIN EFFERVESCENTS: à priori faciles à préparer, marrants à utiliser, et sympa de se prélasser dans un bain aux senteurs fruitées.
Il faut tout d’abord s’équiper de 2 verres de bicarbonate de sodium, 1 verre d’acide citrique, 1 verre d’amidon de mais, 1 vaporisateur d’eau, du parfum, du colorant, et des moules à glaçons de formes variées. J’étais partie sur 3 idées originales mais n’ai eu le temps de faire que les deux premières:

  • petits cœurs aux fruits rouges: extraits aromatiques naturels de fraise des bois et de framboise, eau florale de rose, et jus de bettrave pour la couleur;
  • mini-lingots aux agrumes: huiles essentielles de citron et orange amère, extrait de pépins de pamplemousse, eau de fleurs d’oranger, et ocre jaune comme teinte;
  • pommes sauvages de la forêt: huiles essentielles de pin, cyprès, et citron, eau florale de mélisse, et chlorophylle en guise de pigment vert.

Je pense que j’aurais pu faire encore plus simple en choisissant des colorants issus du placard à épices (curcuma, paprika, …), mais j’avais un peu peur que ça modifie l’odeur (et pas le temps de faire plusieurs tests).
Le procédé est tout simple: on mélange les poudres et on les humidifie à coups de vaporisateur petit à petit et sans cesser d’homogénéiser. J’ajoute les ingrédients liquides vers la fin (pour pas que les parfums s’évaporent). Quand la masse reste compacte si on la serre dans une main, elle est prête à être tassée dans les moules. Ensuite il faut laisser sécher pendant 24h pour que les galets soient bien solides et les conserver à l’abri de l’humidité.

GaletsBain

Pour rester dans l’art de se faire du bien, j’ai complété ces petits présents par des SAVONS. N’en n’ayant jamais fait jusqu’à maintenant et ne souhaitant pas manipuler de la soude (pas tant par peur d’y rester car ça a beau être un produit dangereux, si on respecte les précautions d’emploi y’a pas de raison pour que ça se passe mal, mais plus pour me simplifier la vie car il n’est pas envisageable de se resservir du matériel qui a été en contact avec la soude pour cuisiner, or je n’ai pas l’intention de m’acheter la panoplie complète de la savonnière en herbe), j’ai opté pour la technique de la refonte
Et m’y suis reprise à au moins 3 fois avant d’obtenir un résultat « passable» . Le concept de départ n’est pourtant pas compliqué: faire fondre des paillettes de savon de base au bain-marie avec un peu d’eau, rajouter parfums, colorants ou autres additifs choisis en dehors du feu, et couler dans des moules. Eh ben j’en ai rêvé la nuit tellement ça m’a posé de problèmes!
Tout d’abord quel savon choisir? Pour ma 1ère fournée, j’ai râpé (à l’économe) ce que j’avais dans mes placards, à savoir 3 pains de 100g de savon bio à l’amande. Ils sont déjà parfumés donc, mais comme j’ai l’intention de rajouter du cacao (2 cs), ça va très bien ensemble. Après avoir lu à peu près toutes les pages web résultant de la recherche « savon+refonte» , j’avais trouvé malin de laisser tremper les paillettes toute la nuit dans l’eau, dont j’avais évalué la quantité à grand maximum 300ml. Or à froid le mélange est extrêmement compact, je me suis dit pas possible, je mets plus d’eau… erreur (sauf si on a une journée à perdre à attendre qu’elle s’évapore ensuite)! Car la mixture s’est révélée bien trop liquide à peine quelques minutes passées au bain-marie. D’où découle ma 2nde erreur de vouloir accélérer les choses en posant ma casserole directement sur le feu, ce qui a valu un grand nettoyage à ma gazinière! J’ai récupéré la petite proportion ayant survécu à ce désastre et versé 1 cc de cire, astuce que j’avais lue sur je ne sais plus quel blog pour solidifier les savons (trop d’eau donne des savons longs à sécher et qui se déforment). Est venu ensuite le dilemne des moules: j’étais partie sur des idées originales de coquilles Saint-Jacques et autres mignons petits ramequins mais ça s’est révélé impossible à démouler. D’où mon dernier conseil: utiliser des moules à gâteaux en silicone bien huilés! J’ai profité de l’occasion pour en acheter car je n’avais pas ça dans mes affaires et j’ai trouvé des mini-moules pliables aux bords droits, cannelés, ou en tulipe que je ne manquerais pas de tester en version comestible pour réaliser tartelettes et autres muffins. Un autre petit truc dégoté sur un blog: mettre les moules au congélateur pendant 24h pour faciliter le démoulage. Il faut ensuite les laisser sécher pendant minimum 1 mois en les retournant une fois par jour (euh, en théorie, ça marche aussi de les oublier quelques jours…) sur une grille ou un torchon.
Pour tenir compagnie à ces mufffins choco-amandes et palets gourmands chocolat-amandes, j’ai élaboré des fleurs de café et dômes au café en partant de savon d’Alep Pure Olive. Conclusion: j’ai enfin trouvé un savon fait uniquement avec de l’huile d’olive (je cite la marque car j’ai cherché longtemps: Karawan®), ce qui résoud mon problème de lessive (article à suivre dès que j’aurai retrouvé le temps de la faire moi-même…), par contre l’odeur n’est pas neutre, et après avoir ajouté 200ml de café fort, 2 cs de café moulu, et presque vidé un flacon d’arôme naturel de café (pour 200g de paillettes), force est de constater qu’il va falloir trouver une autre base! J’ai donc éclusé mon reste de Persavon® malheureusement pas naturel mais sans parfum et le résultat est plus neutre (et plus dur à homogénéiser!) mais pas fort de café, dommage. Enfin, les propriétés désodorisantes du café ne sont pas liées à son odeur apparemment, et le café moulu permet une action exfoliante, donc tout n’est pas perdu.

Savons

Si des lecteurs assidus ont des suggestions concernant la savonnerie, je serai enchantée qu’ils me fassent partager leur expérience…

Par: Agnès

Profitant de mes derniers jours en solo, je me suis dis que c’était le moment ou jamais d’aller chez le coiffeur: ça fait bien 1 an que je n’y ai pas mis les pieds (vive le style sauvageonne!), et ce n’est pas après la naissance que je trouverai le temps de m’en occuper. Mais voilà, déjà à Bordeaux j’avais mis du temps à trouver une coiffeuse chez qui je me rende sans appréhension, mais là je corse les choses: pas question de me laisser enduire la tête de produits chimiques, surtout en ce moment!

Plus d’une centaine de coiffeurs à Amiens, pas un seul qui soit bio, c’est pas gagné… Il faut dire c’est un concept assez récent, d’ici quelques années peut être, on en trouvera facilement. En attendant j’ai souvenir d’une pub pour un coiffeur utilisant des produits naturels. Après renseignement, il s’agit d’Artiste Coiffure, 4 rue St Leu. J’ai donc testé…
La coiffeuse a du retard, ça tombe bien, je vais pouvoir étudier la composition sur les étiquettes des shampooings et autres produits qu’elle vend. Il s’agit de la marque Leonor Greyl® (connais pas): une grande majorité de constituants sont d’origine naturelle, certains certifiés Ecocert (organisme de contrôle et de certification de produits écologiques/biologiques/équitables), mais on y trouve également des classiques de la chimie cosmétique conventionnelle (tensio-actifs, conditionneurs, conservateurs)… comme dans de nombreuses marques de cosmétique naturelle et bio (eh oui!) d’ailleurs. Note: peut mieux faire.
Pour la prestation, rien de très différent d’un coiffeur habituel:
- j’ai demandé shampooing+coupe+brush (en fait la coupe seule m’irait très bien mais c’est possible nulle part…) → on m’a fait un soin (payant bien sûr!) sans me demander mon avis;
- je voulais me faire couper les pointes, abîmées → on m’a raccourci la chevelure d’au moins 30 cm (rien de grave, y’avait de la marge, mais ça fait bizarre…).

Conclusion: la prochaine fois, je tente le coiffeur à domicile et lui impose mes produits (non, pas le rassoul, je vais être gentille, le shampooing Coslys®).

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Par: Agnès

Toujours en m’informant sur les couches lavables, j’ai appris des choses intéressantes sur les lessives: certains détergents diminuent l’absorption des fibres des couches (ils sont à l’origine de résidus qui forment à la longue une pellicule sur le tissu, imperméabilisant la couche). Les produits en cause sont souvent les additifs tels que glycérine, assouplissants, huiles, parfums, colorants, agents de blanchiment optique, ingrédients de protection contre les tâches, enzymes, … mais aussi le savon de Marseille et les noix de lavage! Zut, c’était mes 2 options de lavage, je vais tout de même pas devoir acheter de la lessive écologique en poudre (apparemment c’est le mieux), c’est ruineux!

Déjà que je n’ai toujours pas trouvé LA marque de savon de Marseille qui me satisfait. Celui dont la composition est la plus naturelle est le savon de Marseille Marius Fabre®: Sodium Olivate, Sodium Palmate, Sodium Palm Kernelate, Aqua, Sodium Chloride. Mais aucun uniquement préparé à partir d’huile d’olive. Pourquoi est-ce si important? Parce que tous contiennent de l’huile de palme, qui en plus de traverser la planète à grands renforts d’émissions de CO2, contribue à la déforestation dans les pays producteurs (Indonésie, Malaisie). Quand encore l’ingrédient est issu de l’agriculture biologique, on se dit qu’au moins les plantations sont faites dans le respect de l’environnement (et de la vie des hommes?), mais chez Marius Fabre® ce n’est pas le cas.
Il existe bien une alternative, le savon noir, mais à environ 8€ le litre (bizarrement ça a bien augmenté depuis que ça revient à la mode…), c’est la problématique du budget lessive qui s’en retrouve irrésolu. Je me sers d’habitude du savon noir (de la marque Marius Fabre® d’ailleurs, sans vouloir leur faire de pub) pour laver par terre: 1 cs dans un seau d’eau chaude, écologique, économique, et efficace. La composition n’est pas très détaillée: « à l’huile d’olive. pur végétal. savon potassique, eau.» , mais liquide et noir comme il est je ne pense pas qu’il mettent autre chose que de l’huile d’olive et de l’huile de lin (ingrédient traditionnel). Ça m’arrive de l’utiliser en guise de lessive de temps en temps (en cas de pénurie de mes 2 premières options), et c’est très satisfaisant, mais c’est environ 70ml qu’il faut mettre dans le lave-linge, donc le flacon va descendre beaucoup plus vite. Par contre j’apprends que sa teneur en acides gras est bien inférieure à celle du savon de Marseille, ce qui est une bonne chose si on veut limiter les résidus.

SavonNoir

Je ne sais toujours pas quelle option préférer, mais il y a une bonne nouvelle: quand les couches montrent des signes de fatigue (mais aussi pour les autres tissus ternis), on peut effectuer un « décrassage»  en déposant 1 cs de cristaux de soude + 1 cs de bicarbonate de sodium dans le tambour et du vinaigre blanc dans le bac assouplissant, lancé en cycle long à 60°C.

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