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Par: Agnès

Bon bah va falloir se faire une raison, le séjour en Picardie risque de durer un peu plus longtemps que souhaité… Plus d’un an qu’on est ici maintenant, on va peut être arrêter de dire c’est nul à tout bout de champ et chercher à tisser quelques liens.
Pour rencontrer des personnes partageant le même quotidien de vie avec un enfant en bas âge et tant qu’à faire les mêmes convictions, je me suis tournée vers les réunions de La Leche League, dont j’ai eu connaissance grâce à la lecture de Attendre bébé autrement, de C. Piraud-Rouet et E. Sampers-Gendre, et dont le site internet m’a paru refléter une approche plutôt « nature»  du parentage.

J’ai assisté à ma 1ère réunion hier et n’ai pas été déçue: portage, couches lavables, nourriture bio, … Et dire que je n’ai pas osé mettre de graines de courges dans la salade d’endives que j’avais apportée par peur de passer pour une originale! Une autre maman avait eu quasiment la même idée: endives, pommes, noix, graines de courge, et raisins secs.
En plus ça m’a permis de réaliser qu’il était tout à fait possible d’allaiter plus de 6 mois dans la société actuelle (à condition toutefois d’être capable d’encaisser certaines remarques). Après tout, l’OMS recommande désormais l’allaitement exclusif au sein pendant les 6 premiers mois de la vie et sa poursuite jusqu’à l’âge de 2 ans au moins, associé à une alimentation de complément qui convienne. Et pourquoi pas..?
Mon seul regret c’est d’avoir oublié les quelques questions (heureusement pas capitales) que je voulais poser!

allaitement

plus…

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Par: Agnès

Depuis que l’on est ici (Amiens pour ceux qui n’auraient pas suivi), et surtout depuis que bébé est là, notre quotidien a sacrément changé, et pas toujours dans le bon sens:

  1. En habitant plus loin du centre ville et avec des transports en commun moins bien dévéloppés qu’à Bordeaux, on fait beaucoup plus de trajets en voiture. Au début j’allais en centre ville à pieds mais quand j’ai eu le bide trop lourd, et maintenant avec le loustic que je ne souhaite pas congeler, c’est voiture tout le temps!
  2. Toujours pour des questions de bébé d’hiver, on règle le chauffage sur 19°C toute la journée.
  3. On fait plus souvent des courses d’appoint à l’épicerie du coin (qui propose toutefois quelques produits BIO, ou à défaut Label Rouge): vive les conserves et surgelés…
  4. On fait 2-3 fois plus de lessives, on utilise un sèche-linge, des couches pas toujours lavables, …
  5. Le seul bon point dans l’histoire c’est les vacances: fini les voyages à l’autre bout du monde!

Difficile d’être les premiers de la classe et en même temps pas facile d’accepter le fait qu’on pollue: m’est donc venue l’idée de calculer notre empreinte écologique, histoire de voir si c’est grave.
Cet indicateur évalue la surface totale requise pour produire les ressources que nous utilisons, pour répondre à notre consommation d’énergie, et pour fournir l’espace nécessaire à nos infrastructures. Si l’on divise l’ensemble des surfaces productives de la planète par les 6 milliards d’habitants qui la peuplent , on constate que la Terre met à notre disposition 1,9 hectare par personne, et ce, sans tenir compte de l’espace qui pourrait être strictement réservé aux autres espèces.
Je l’avais déjà estimée il y a un longtemps, grâce au livre Planète Attitude, Les gestes écologiques au quotidien, du WWF, et  elle était inférieure à 4 hectares, ce qui est inférieur à la moyenne pour un Français (5,2 hectares), mais ne m’a pas avançé… Cette fois j’ai calculé notre empreinte écologique sur le site du WWF-France, soi disant pour un calcul plus précis. En fait il est difficile de sélectionner une seule réponse par question, on se situe souvent entre 2, mais en équilibrant une réponse optimiste/une réponse pessimiste, j’obtiens 3 hectares… Ce qui n’est pas très différent d’il y a quelques années mais correspond toujours à un mode de vie conduisant à l’épuisement des ressources naturelles…

… De sérieux efforts restent à faire!

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Par: Agnès

J’ai lu dans Attendre bébé autrement, de C. Piraud-Rouet et E. Sampers-Gendre, un conseil bien utile: se préparer à l’avance des plats chauds et revigorants, et les congeler en vue d’être toute à bébé les premiers jours après l’accouchement. C’est les glaçons qui vont être contents: depuis qu’on a le nouveau frigo avec compartiment congélateur, ça ne m’était pas venu à l’esprit de faire ou acheter quelques surgelés pour leur tenir compagnie. J’ai donc commencé par un velouté de brocolis, une tourte aux spaghettis végétaux, et de la compote de coings.

VELOUTÉ DE BROCOLI

Une soupe bien chaude, c’est forcément reconstituant: en entrée, ou en guise de repas quand on l’accompagne de pain et de fromage, c’est toujours bon. Et même si ma soupe préférée en cette saison est celle de potimarron, j’aime bien varier les couleurs et introduire un peu de vert au dîner. Et puis le brocoli est un des légumes les plus denses en micronutriments protecteurs: vitamines et substances soufrées antioxydantes, minéraux, fibres… que des bienfaits pour la santé!
Question préparation, suffit de le rincer et séparer en petits bouquets; je les couvre ensuite d’eau, assaisonne avec sel, poivre, persil, et huile, et laisse cuire à peu près 15 min. Je passe le tout à la moulinette, et ajoute ma « crème végétale» , à savoir du tofu soyeux lissé au fouet.

Récupération d'un pot de fromage blanc...

Récupération d'un pot de fromage blanc...

TOURTE AUX SPAGHETTIS VÉGÉTAUX

CourgeSpaghetti

En fait de spaghettis, il s’agit d’une courge, la courge spaghetti, dont la chair présente la particularité de se détacher en filaments après cuisson. Comme beaucoup de courges, elle est dure crue, donc j’applique la tactique cuit-vapeur, et après ça résiste beaucoup moins! Le temps de cuisson est d’environ 15 min mais il n’y a pas besoin de chronométrer, juste prêter l’oreille, quand on entend paf!, c’est que la peau a éclaté, c’est cuit. Après c’est très simple: la peau de détache toute seule, les graines un peu moins mais on y arrive, et j’effiloche la chair à la fourchette.

PrepTourte

Pour la pâte, je prépare 2 portions avec le robot (une des rares situations où il se rend vraiment utile): 200g de farine (j’ai mis moitié froment et moitié épeautre) dans la cuve, 75 ml d’huile (j’ai choisi olive et pépins de raisin) + 75 ml d’eau dans le verre doseur, et je mets l’hélice à tourner en ajoutant progressivement le liquide par la goulotte. Le mixeur s’arrête tout seul quand la boule est prête. Je les place ensuite pour 1h au moins au frigo, et après elles sont très faciles à étaler.
J’en dispose une dans le fond de tarte que je pique à la fourchette, verse mes spaghettis agrémentés de la sauce de mon choix, càd tomate-oignons-sel-poivre-herbes de provence, et découpe un rond dans la 2e pâte (avec le plat posé dessus, ça donne une bonne dimension pour qu’il n’y ait pas trop de croûte sur les bords). Je rabats les bords du dessous sur la pâte du dessus, pique le « couvercle»  à la fourchette, et y fait une petite cheminée au milieu. La tourte cuit approximativement 20 min à four chaud.

Comment recycler les barquettes de traiteur thaï...

Comment recycler les barquettes de traiteur thaï...

COMPOTE DE COINGS

Coings

Dans le domaine des compotes, c’est sympa de pouvoir varier, et en automne, le fruit à cuisiner, c’est le coing: un peu pomme, un peu poire, un peu duveteux, c’est amusant, et surtout ça a un parfum de petit pot pour bébé que j’adore! En plus il est riche en pectines (fibres qui régulent le transit intestinal) et en vitamine C, alors on aurait tort de se priver.
Là aussi, on a affaire à du coriace, et j’ai vite compris l’intérêt de les précuire à la vapeur. Ça les fait rosir; 30 à 45 min environ sont nécessaires pour qu’ils ramollissent sans être réduits en purée: et oui, il faut pouvoir les éplucher! C’est comme pour les poires: peler, épépiner, et couper en petits morceaux. Je les fais ensuite cuire pendant à nouveau 30 à 45 minutes à feu doux dans une casserole, idéalement dans 1 cc de poiret et un peu d’eau (ça relève le goût fruité), mais rupture de stock oblige, là j’ai mis 3 cs de sucre de canne complet. Ne reste plus qu’à passer au moulin à légumes (ou au mixeur mais consommer de l’électricité c’est moins écolo que de l’huile de coude….).
Parfumée d’un peu de cannelle c’est encore meilleur, mais j’en connais un qui n’est pas fan, donc je la rajoute dans mon ramequin. Sinon la vanille se marie bien avec aussi…

Encore un pot de fromage blanc... Pas besoin d'investir dans des Tupperware quand on fait ses courses au marché!

Encore un pot de fromage blanc... Pas besoin d'investir dans des Tupperware® quand on fait ses courses au marché!

Par: Agnès

Alors là, je suis étonnée: quand je m’occupe de mes plantations, ça échoue lamentablement, et quand je ne fais rien, ça pousse tout seul! Je veux parler du groseiller, qu’on avait même pas remarqué en arrivant (au mois de novembre, on identifie moins bien les occupants du jardin…), et qui a donné un saladier entier de groseilles sans qu’on y ait jamais touché. Ça me plaît les plantes comme ça!

groseilles

Le problème qui s’est vite posé c’est: comment tout manger avant que ça ne se perde? Parce qu’au rythme d’un ramequin de groseilles (avec du fromage blanc et du sirop de cassis*, hummm) par jour, on y est encore dans un mois…
* J’en profite pour signaler une marque de sirops (BIO of course!) fabriqués en France, à partir de sucre de canne et jus de fruits (ce qui est loin d’être commun: sirop de glucose-fructose, arômes artificiels, et parfois colorants, c’est moins cher à refourguer…): La maison Meneau®.

Alors j’ai testé une recette de coulis un peu particulière: il s’agit au départ d’une salade de cerises à l’hibiscus, recette de Valérie Cupillard, dans son très réussi Fêtes bio. Je n’y avais guère prêté attention jusqu’à récemment car pour moi les cerises ça se déguste nature, je trouvais ça gâcher que de les faire cuire… Sauf qu’ici la qualité des fruits et légumes laisse souvent à désirer, et quand on rentre du marché avec des fraises à manger dare-dare, des cerises qui n’ont pas supporté le trajet (ou n’étaient-elles belles que de loin?), et un melon prévu pour le midi même, on dépasse les doses recommandées de 5 fruits et légumes par jour (sans compter qu’il ne reste plus rien le lendemain!).
(Pour les fraises dont le stade « à manger dare-dare»  est déjà un souvenir, mon homme a eu la bonne idée de les mixer: on peut se permettre de les « éplucher»  plus grossièrement et le résultat est étonnamment bon, genre smoothie.)
J’ai donc cuisiné cette petite soupe de cerises dernièrement et trouvé ça vraiment délicieux.

Je me suis dit: dans la famille des baies rouges, les groseilles doivent pouvoir se préparer pareil. Voici donc comment procéder avec:
- 1L d’eau
- 4 cs d’infusion à l’hibiscus (et/ou aux fruits rouges)
- 2 verres de sucre de canne complet
- 1 bâton de vanille
- 1kg de fruits rouges.
Il faut faire chauffer l’eau: quand elle bout, y mettre à infuser les fleurs d’hibiscus (j’utilise des boules à thé pour éviter l’étape filtration, où je ne manque jamais d’en mettre partout…), puis ajouter le sucre, la gousse de vanille fendue, et les fruits rouges. Le tout se laisse mijoter 10 min. Quand la salade est refroidie, direction le frigo pour la servir bien fraîche.

coulis

Bon, avec les groseilles, comme j’ai dit, le résultat est plus proche du coulis, ce qui nous condamne à continuer le fromage blanc, mais un truc quand on veut varier c’est de boire le joli jus rose et de passer les baies au moulin à légumes… L’idéal étant d’avoir des trous assez petits pour retenir les pépins! (Oui, moi la plume d’oie, je maîtrise pas… et j’ai dit que je voulais manger les groseilles avant le mois prochain.)

Par: Agnès

Bénéficiant d’un jardin, je ne trouvais pas les plantes indispensables à notre décoration intérieure (ou plus exactement, je me disais qu’elles auraient plus de chances de survivre dehors vu que je n’ai absoluement pas la main verte). Mais je dois avouer qu’il manque un petit quelque chose dans certaines pièces, et la lecture des plantes dépolluantes, de G. Chaudet et A. Boixière,  a achevé de me convaincre de revenir sur ma décision.

On n’y pense pas tous les jours, mais la pollution est présente partout, à commencer par notre habitat: les matériaux utilisés dans le bâtiment, l’ameublement, la décoration, ainsi que les activités humaines, émettent des composés organiques volatils et autres polluants non sans effets sur la santé (cancers, troubles de la reproduction, …). Bien sûr, aérer quotidiennement permet de renouveler l’air ambiant, mais s’entourer de plantes s’avère une aide précieuse pour épurer l’air intérieur. Tout le monde sait en effet que les plantes absorbent le gaz carbonique et produisent de l’oxygène par le processus de la photosynthèse, mais ce que l’on sait moins, c’est qu’elles absorbent les polluants de l’air par les feuilles, mais aussi par les racines et les micro-organismes qui s’y fixent, et les stockent, ou les dégradent, ou les éliminent.

Je me suis donc penchée de plus près sur les sources de pollution qui m’intéressent (non fumeuse, produits d’entretien tous écologiques, ça élimine déjà de nombreux polluants…), et les plantes capables d’absorber les substances émises.

  • Le bois aggloméré est assemblé au moyen de colles contenant du formaldéhyde, que le palmier nain, le palmier bambou, les chrysanthèmes, le dracaena « Janet Craig» , le gerbera, le lierre, la fougère de Boston, le philodendron rouge, et le phoenix roebelenii ont la capacité d’absorber. Le formaldéhyde peut également s’infiltrer dans l’air par dégagement gazeux des matériaux de construction (colles, peintures, papier peint, …). Toutefois, ils émettent généralement de moins en moins au fil du temps.
  • Les peintures, vernis, colles, résines, … sont sources de solvants tels que benzène, xylène, toluène. La plante araignée, le dracaena marginé, et le gerbera nettoient efficacement l’air de ces polluants.
  • La gazinière peut dégager du monoxyde de carbone (gaz tristement célèbre par les fréquentes intoxications dont il est la cause, émanant principalement d’un chauffage déréglé), contre lequel un bon entretien des appareils à combustion et une ventilation efficace sont obligatoires. De plus, la plante araignée, le dracaena marginé, et le pothos peuvent neutraliser son apparition.
  • Les appareils électriques (télévision, écrans vidéos, radios, micro-onde, téléphones mobiles, …) émettent des ondes électromagnétiques qui sont absorbées par le cactus colonnaire.

Tout ça pour justifier l’apparition de lierre sur l’appui de la fenêtre de la cuisine…

lierre

Par: Agnès

Mise en confiance par le récent exploit d’avoir réussi à faire pousser les bulbes de crocus gracieusement envoyés par AnSo en kit de « Bienvenue chez les Picards»  (premières plantes à ne pas mourrir de mes soins!), je me suis lancée dans quelques plantations.

Mais attention, pas de précipitation: je commence par m’informer, grâce à L’Agenda du jardin 2009 (cadeau de Noël, merci les filles!).
J’y apprends que c’est le moment de semer laitues, radis, pois, et fèves, mais surtout qu’il ne faut pas le faire n’importe quand. Je vais tâcher d’être claire:
- d’une part il faut observer si la lune est montante ou descendante, càd si elle est plus haute ou plus basse que la nuit dernière dans le ciel: j’avoue que j’ai pas su dire… Je crois qu’elle est descendante.
- d’autre part, et là c’est beaucoup plus simple puisqu’il suffit de regarder la lettre minuscule dessinée si on rajoute un trait vertical, il faut savoir si la lune est croissante (p, comme premier quartier) ou décroissante (d, comme dernier quartier). Là pas de doute, elle est décroissante.
On reste concentré, voici les indications:

  • La lune montante est propice à tout ce qui se passe au dessus du sol (semis, greffes, et récoltes des légumes feuilles).
  • En lune descendante, c’est la période où s’occuper de ce qui se passe sous terre (plantations, repiquages, bouturages, tailles, et récoltes des légumes racines, fertilisation du sol).
  • La lune croissante est profitable au travail de la terre, aux repiquages, plantations, et semis des plantes à fruits ou graines, ainsi qu’aux plantations, greffes et tailles des arbres.
  • En lune décroissante, il est recommandé de semer tout ce qui ne monte pas en graine, tailler les arbres dont on désire diminuer la vigueur, récolter.

Trouver des graines BIO n’a pas été facile, je connais bien les magasins Botanic, mais le plus proche se trouvant à Poulainville c’est trop loin pour moi. Je me suis donc rabattue sur les graines à germer vendues en épicerie BIO (après tout, il n’y a pas de raison que ça marche moins bien au jardin que dans un germoir): j’en ai trouvé des de radis rose et de roquette.
Si j’ai bien tout compris, aujourd’hui est un jour favorable à ces semis puisque le radis est un légume racine et la roquette ne monte pas en graine (enfin c’est pas le but recherché…).

Avant de semer, il faut trouver un bon emplacement et préparer le terrain. N’étant pas une pro, j’ai choisi un rectangle près de la clôture au pif, et j’ai empoigné mon seul outil de jardin: une serfouette (j’ai trouvé le nom sur internet), également présente dans le kit de bienvenue, afin d’enlever toutes les mauvaises herbes et ameublir le sol. J’ai tenté d’y dessiner des petits sillons avec le côté fourche mais on ne peut pas dire que ça ait été concluant… J’y ai quand même jeté les graines par poignées, et aplati la terre avec le côté binette. Arrosage avec une vieille carafe faute d’arrosoir ou de tuyau…

Oui, y'a rien à voir, mais j'ai pris soin de prendre des jolies fleurs au 1er plan pour meubler...

Oui, y'a rien à voir, mais j'ai pris soin de prendre des jolies fleurs au 1er plan pour meubler...

Espérons que les oiseaux sont assez nourris avec les miettes de pain, sinon j’aurai fait tout ça pour rien!

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