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Par: Agnès

Depuis que l’on est ici (Amiens pour ceux qui n’auraient pas suivi), et surtout depuis que bébé est là, notre quotidien a sacrément changé, et pas toujours dans le bon sens:

  1. En habitant plus loin du centre ville et avec des transports en commun moins bien dévéloppés qu’à Bordeaux, on fait beaucoup plus de trajets en voiture. Au début j’allais en centre ville à pieds mais quand j’ai eu le bide trop lourd, et maintenant avec le loustic que je ne souhaite pas congeler, c’est voiture tout le temps!
  2. Toujours pour des questions de bébé d’hiver, on règle le chauffage sur 19°C toute la journée.
  3. On fait plus souvent des courses d’appoint à l’épicerie du coin (qui propose toutefois quelques produits BIO, ou à défaut Label Rouge): vive les conserves et surgelés…
  4. On fait 2-3 fois plus de lessives, on utilise un sèche-linge, des couches pas toujours lavables, …
  5. Le seul bon point dans l’histoire c’est les vacances: fini les voyages à l’autre bout du monde!

Difficile d’être les premiers de la classe et en même temps pas facile d’accepter le fait qu’on pollue: m’est donc venue l’idée de calculer notre empreinte écologique, histoire de voir si c’est grave.
Cet indicateur évalue la surface totale requise pour produire les ressources que nous utilisons, pour répondre à notre consommation d’énergie, et pour fournir l’espace nécessaire à nos infrastructures. Si l’on divise l’ensemble des surfaces productives de la planète par les 6 milliards d’habitants qui la peuplent , on constate que la Terre met à notre disposition 1,9 hectare par personne, et ce, sans tenir compte de l’espace qui pourrait être strictement réservé aux autres espèces.
Je l’avais déjà estimée il y a un longtemps, grâce au livre Planète Attitude, Les gestes écologiques au quotidien, du WWF, et  elle était inférieure à 4 hectares, ce qui est inférieur à la moyenne pour un Français (5,2 hectares), mais ne m’a pas avançé… Cette fois j’ai calculé notre empreinte écologique sur le site du WWF-France, soi disant pour un calcul plus précis. En fait il est difficile de sélectionner une seule réponse par question, on se situe souvent entre 2, mais en équilibrant une réponse optimiste/une réponse pessimiste, j’obtiens 3 hectares… Ce qui n’est pas très différent d’il y a quelques années mais correspond toujours à un mode de vie conduisant à l’épuisement des ressources naturelles…

… De sérieux efforts restent à faire!

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Par: Agnès

Bon, ces petites vacances bordelaises étaient bien sympathiques: famille, amis, soleil, bonnes tables… et une grande découverte pour moi: l’invention de la moquette n’est pas contemporaine de l’aspirateur!

Reprenons l’histoire depuis le début: à Bordeaux, on avait du carrelage partout, entretien facile et écologique, mais dans cette contrée froide qu’est la Picardie, la moquette l’a remplacé, et donc en plus d’augmentation de notre consommation de gaz pour le chauffage, nous voilà obligés à dépenser plus d’électricité pour passer l’aspirateur! J’étais alors persuadée que la corvée d’en extraire la poussière revenait forcément à cet appareil électrique.
Il n’aura fallu que quelques jours pour faire tomber mes préjugés: dans le placard des beaux-parents dormait depuis longtemps un ustensile oublié de tous… un balai mécanique! Fonctionnant sur le principe du ramasse-miettes, il est composé d’un réservoir vers lequel les poussières sont envoyées par des brosses rondes tournantes, le tout fixé au bout d’un manche. Nettement moins énervant à passer que l’aspirateur qui veut jamais me suivre, dont le tuyau s’entortille et le manche se démonte sans arrêt!
Rapide recherche internet: eh oui, ça se fait toujours, même que La Redoute® en vend. (J’ai pourtant eu l’occasion de feuilleter leurs catalogues, j’étais jamais tombée dessus!) Par contre  c’est un peu cher: 20 à 50€ en moyenne.

balaimecanique

Par: Agnès

Du 5 au 24 mai, et cette fois ça a échappé à beaucoup, c’était la quinzaine du commerce équitable.
Waou, 15j, on a mis les bouchées doubles… Je ferai le même commentaire que pour la semaine du développement durable, avec la critique suivante en plus: je n’ai pas vu une seule affiche portant sur l’événement, j’ai appris l’info par un mail de la boutique de vêtements éthiques Ethos®!
Au moins les choses sont claires, le gouvernement a d’autres chats à fouetter. Le droit à une rémunération équitable ainsi qu’à une existence conforme à la dignité humaine? Dans les discours peut-être, en action on attend toujours…

15jequitable

Voici cependant l’adresse d’un site bien utile pour qui cherche des renseignements sur les principes, les enjeux, les produits, les logos, et les points de vente d’articles issus du commerce équitable:

http://www.commercequitable.org/

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Par: Agnès

semainedeveloppementdurable

Du 1er au 7 avril, ça n’a échappé à personne, c’était la semaine du développement durable.
Je suis pour l’information des citoyens/consommateurs, mais pas pour les événements limités dans le temps, qui font perdre tous leur sens à ces manifestations, un peu comme la journée de la femme, et ce n’est pas le seul exemple… Quoi de plus contradictoire en effet que d’associer une SEMAINE, période de temps à durée déterminée, à l’adjectif DURABLE?
Car c’est bien tous les jours de l’année que l’on doit remettre en question chacune de ses habitudes, et chercher des solutions plus écologiques, si l’on veut espérer gagner la bataille climatique…

Par: Agnès

earthhour

Aujourd’hui, entre 20h30 et 21h30, le WWF appelle tous les citoyens du monde inquiets face au péril climatique à éteindre leurs lumières (ainsi que télévision, ordinateur, …).

Pourquoi? Ce n’est pas tant l’électricité économisée pendant ce laps de temps qui peut avoir un impact sur l’environnement mais plus le nombre de personnes mobilisées qui peut inciter les gouvernements de tous les pays du monde qui vont se réunir en décembre à Copenhague (Danemark) à trouver un accord international qui pourrait permettre de limiter l’augmentation de température à 2°C.

Alors à vos interrupteurs!

Par: Agnès

Bénéficiant d’un jardin, je ne trouvais pas les plantes indispensables à notre décoration intérieure (ou plus exactement, je me disais qu’elles auraient plus de chances de survivre dehors vu que je n’ai absoluement pas la main verte). Mais je dois avouer qu’il manque un petit quelque chose dans certaines pièces, et la lecture des plantes dépolluantes, de G. Chaudet et A. Boixière,  a achevé de me convaincre de revenir sur ma décision.

On n’y pense pas tous les jours, mais la pollution est présente partout, à commencer par notre habitat: les matériaux utilisés dans le bâtiment, l’ameublement, la décoration, ainsi que les activités humaines, émettent des composés organiques volatils et autres polluants non sans effets sur la santé (cancers, troubles de la reproduction, …). Bien sûr, aérer quotidiennement permet de renouveler l’air ambiant, mais s’entourer de plantes s’avère une aide précieuse pour épurer l’air intérieur. Tout le monde sait en effet que les plantes absorbent le gaz carbonique et produisent de l’oxygène par le processus de la photosynthèse, mais ce que l’on sait moins, c’est qu’elles absorbent les polluants de l’air par les feuilles, mais aussi par les racines et les micro-organismes qui s’y fixent, et les stockent, ou les dégradent, ou les éliminent.

Je me suis donc penchée de plus près sur les sources de pollution qui m’intéressent (non fumeuse, produits d’entretien tous écologiques, ça élimine déjà de nombreux polluants…), et les plantes capables d’absorber les substances émises.

  • Le bois aggloméré est assemblé au moyen de colles contenant du formaldéhyde, que le palmier nain, le palmier bambou, les chrysanthèmes, le dracaena « Janet Craig» , le gerbera, le lierre, la fougère de Boston, le philodendron rouge, et le phoenix roebelenii ont la capacité d’absorber. Le formaldéhyde peut également s’infiltrer dans l’air par dégagement gazeux des matériaux de construction (colles, peintures, papier peint, …). Toutefois, ils émettent généralement de moins en moins au fil du temps.
  • Les peintures, vernis, colles, résines, … sont sources de solvants tels que benzène, xylène, toluène. La plante araignée, le dracaena marginé, et le gerbera nettoient efficacement l’air de ces polluants.
  • La gazinière peut dégager du monoxyde de carbone (gaz tristement célèbre par les fréquentes intoxications dont il est la cause, émanant principalement d’un chauffage déréglé), contre lequel un bon entretien des appareils à combustion et une ventilation efficace sont obligatoires. De plus, la plante araignée, le dracaena marginé, et le pothos peuvent neutraliser son apparition.
  • Les appareils électriques (télévision, écrans vidéos, radios, micro-onde, téléphones mobiles, …) émettent des ondes électromagnétiques qui sont absorbées par le cactus colonnaire.

Tout ça pour justifier l’apparition de lierre sur l’appui de la fenêtre de la cuisine…

lierre