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Par: Agnès

Deux fois cet hiver qu’on redescend pour de trop courtes vacances dans notre regrettée Aquitaine, deux fois que tout le monde a la crève! C’est pas ce qu’on était venu chercher… À Noël j’avais bien résisté mais là les microbes ont eu raison de ma santé de fer. Pour soulager nez bouché et tête qui pèse une tonne, j’ai fait des inhalations de Fumigations Balsamiques pour ne pas citer de marque. De retour à la maison, je continue avec une recette équivalente que voici:

Inhalation

3 gouttes d'huile essentielle d'Eucalyptus globulus et 1 goutte d'huile essentielle de Mentha piperita dans un bol d'eau chaude

Pour ceux qui en ont dans leur jardin ou le long de leur promenade favorite, pas besoin de s’encombrer d’huiles essentielles: faire infuser directement les feuilles! Remarque valable pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 12 ans, qui doivent éviter l’inhalation de certaines huiles essentielles… ou se cantonner aux pulvérisations de sérum physiologique.
D’autres plantes possèdent des propriétés antiseptiques respiratoires: pin sylvestre (bourgeons), thym (parties aériennes fleuries), lavande (fleurs), …

Et toujours en compagnie de mouchoirs en papier recyclé, que j’avais déjà présentés (enfin c’est pas les mêmes… ;) ).

Par: Agnès

Ce qui devait arriver arriva: l’allaitement à la demande c’est bien, mais surtout pour bébé, car entre les tétées qui durent 1/2 h, le rot qu’on attend 1/4 h, le change, et éventuellement hoquet, pleurs, … on n’a pas le temps de souffler que le « petit»  estomac est déjà vide, et on a gagné le droit de recommencer! Bref, tout ça pour dire que l’époque ou j’allais 3x/semaine au taekwondo et faisais tous mes trajets en ville à pied me paraît bien loin; aujourd’hui je suis contente quand j’arrive à aller acheter le pain (que je n’ai plus le temps de faire…) à la boulangerie au bout de ma rue!
Ayant des antécédents d’insuffisance veino-lymphatique, je pensais bien que cette absence d’activité physique allait se faire sentir un jour ou l’autre. J’ai été étonnée de constater, déjà pendant la grossesse, que je n’ai pas eu les jambes lourdes, par contre je ne m’attendais pas à ce que le mal frappe d’autres veines…

Réflexe n°1: j’ai augmenté la proportion (déjà élevée malgré le manque de temps pour cuisiner) de fibres dans mon alimentation: céréales au son au p’tit déj’, pain complet, salade tout les midis (ça tombe bien, c’est la saison des endives, plus rapides à laver que les laitues et compagnie…), soupe tous les soirs (légumes mis à cuire à la vapeur et mixés, ou simple boîte de tomates passée à la moulinette), pruneaux en dessert, …

Réflexe n°2: tisane de vigne rouge à volonté.
Tout d’abord ça fait boire, ce qui est conseillé dans ces cas-là.
Et ensuite les feuilles de cette plante contiennent des substances protectrices des petits capillaires sanguins et est donc indiquée dans le traitement des manifestations classiques de l’insuffisance veineuse: jambes lourdes et crises hémorroïdaires.
C’est également le cas des feuilles d’hamamélis de Virginie, des cônes de cyprès, des marrons d’Inde, et des racines de fragon, mais on les trouve plus facilement sous forme de gélules ou de gel pour les jambes.
Et pour que l’infusion soit buvable j’ajoute dans l’eau bouillante des fleurs d’hibiscus* aux feuilles de vigne rouge: elles apportent un goût acidulé et une jolie couleur rouge à la boisson (on avait déjà goûté un brevage préparé à base de fleurs d’hibiscus au Mexique: l’«agua de Jamaica», rafraîchissant et original). Je laisse infuser (4 cuillères de plantes sèches par litre) pendant 3 à 5 min puis refroidir. En effet, je n’aime pas le goût qu’a cette tisane chaude, j’en prépare donc 1L à l’avance dans une casserole, et transvase au travers d’un chinois dans une bouteille en verre (ancienne bouteille de jus de fruits) que je stocke au frigo une fois refroidie. Quand je m’en sers une tasse, je sucre avec du sirop de cassis, histoire de rester dans le rouge et les plantes veinotoniques.

TisaneCirculation

plus…

Par: Agnès

Quand on est en vadrouille, j’aime avoir sur moi un plan B en cas d’absence de savon dans le distributeur des toilettes publiques par exemple… Et dans le domaine des gels nettoyants sans rinçage pour les mains, la composition est rarement écologique.
Il existe une alternative bio: une mousse antibactérienne produite par Bentley Organic® (marque anglaise) mais je ne la trouve que sur internet (sur Monde Bio très exactement). D’où l’idée, une fois de plus, d’en venir au fait maison.

L’ingrédient principal, pour obtenir une activité antiseptique, c’est l’alcool, en concentration au moins égale à 60% en volume (dans le produit final). Mais il possède deux inconvénients: 1) il déssèche la peau, 2) son aspect liquide.
Ce qui m’amène à présenter le 2e élément de la formule: le glycérolé d’amidon. C’est une préparation officinale aux vertus hydratantes et apaisantes, utilisée pour le soin des peaux sèches atopiques et des peaux prurigineuses. Sa texture gel va permettre d’épaissir un peu la solution.
Et enfin les huiles essentielles, dont la majorité présente des propriétés antiseptiques, apportent en plus une petite note parfumée. Citons les plus connues: arbre à thé, citron, eucalyptus, lavande, pin, romarin*, thym*.
* huiles essentielles à ne pas utiliser chez la femme enceinte. Je dirai même plus: ne pas ajouter d’huiles essentielles en cas d’utilisation sur des petites mimines (moins de 3 ans).

Donc pour commencer, il faut préparer du glycérolé d’amidon. La formule est la suivante:

- amidon: 6,6g
- eau distillée: 6,6g
- glycérine: 86,8g

Délayer l’amidon dans l’eau distillée. Ajouter la glycérine. Chauffer doucement en remuant continuellement jusqu’à ce que la masse commence à prendre une consistance épaisse.

Les dosages sont tout sauf pratiques? Pas de panique, je vais modifier ça tout de suite:
- amidon (de la fécule de mais fait tout à fait l’affaire): 1 cc rase
- eau: 1 cc
- glycérine: 4 cs + 1 cc.
De toute façon, même avec une balance de précision, c’est vite fait d’obtenir un gel compact (trop chauffé) ou liquide (pas assez). Donc c’est au feeling, en sachant qu’en refroidissant, le mélange se solidifiera un peu plus.

amidonglycerole

Ensuite c’est simple, je mesure:
- 2 cs de glycérolé d’amidon,
- 4 cs d’alcool,
- 30 gttes d’huiles essentielles (15 de Citrus limonum et 15 de Pinus sylvestris).
J’agite le tout énergiquement, et le verse dans un ancien petit flacon d’alcool en plastique mais pour une fois bien pratique (léger à transporter).

gelmains

Sûr ce, bonnes vacances à ceux qui ont la chance de partir comme c’est mon cas, et rendez-vous dans une quinzaine de jours!

Par: Agnès

Depuis le temps que je dis que je trouve le lait corporel au calendula de Weleda® très bien mais que ça m’embête de leur faire faire des affaires, il était temps de réagir…

Comme ma dernière expérience d’émulsion de consistance liquide s’est avérée « à améliorer» , j’ai cherché une recette la plus simple possible, et l’ai trouvée sur le site Terre d’Olina:

  • phase aqueuse:
    - 40 ml d’eau(x) florale(s),
    - 5 ml de glycérine (stabilisant),
    - 10 gttes d’extrait de pépins de pamplemousse (conservateur antimicrobien*).

* Avant de débuter la préparation, systématiquement désinfecter les accessoires de fabrication et le récipient à l’eau bouillante ou à l’alcool.

J’ai donc choisi:
- Un macérât huileux de fleurs de Calendula officinalis comme huile (qu’on peut préparer soi-même si on connaît un dealer de plantes médicinales): le Calendula (ou Souci des jardins) possède des propriétés calmantes intéressantes pour atténuer les rougeurs et brûlures, et protéger les peaux sensibles.
- L’eau de fleur d’oranger dans la phase aqueuse: réputée pour son action apaisante, elle est recommandée pour les peaux sensibles et sèches.
- L’huile essentielle de Citrus aurantium amara (bigaradier, aussi appelé oranger amer -zeste) pour renforcer le parfum de fleur d’oranger. Pour une contenance finale de 100ml, j’en mets 30 gouttes.
Question dosage, je ne suis pas fan des balances électroniques et autres accessoires superflus, et me contente de mes fidèles cuillères à café (5 ml) et à soupe (15 ml).

Le procédé est ensuite assez simple puisqu’il suffit de liquéfier la phase huileuse au bain-marie, puis ajouter la phase aqueuse. Extrait de pépins de pamplemousse et huile(s) essentielle(s) sont à rajouter en dernier (mélange refroidi).
Difficile de croire que sans émulsifiant on obtient un bon résultat mais c’est la cas, j’en suis toute étonnée!

laitcorps

Agiter avant emploi.

À utiliser en après-soleil, soin post-épilation, ou tout simplement parce que ça sent trop bon…

Par: Agnès

Bon, je sais que le maintien de la biodiversité est essentiel au développement durable mais mon engagement écologique a des limites: je ne me laisserai pas marcher sur manger les pieds!

En effet, cela fait quelques temps que j’ai remarqué une coloration jaune suspecte sur l’ongle de mon gros orteil. Et je n’ai aucun doute quant à son origine: un certain Trychophyton rubrum devait traîner sur le sol, et à la vue de toute cette kératine, il s’est dit que s’il élisait domicile ici, il ne risquait pas la famine! Ouep, ben il aurait mieux fait de demander la permission, ça va pas le faire entre nous 2…

Soit, la lunule (tâche claire à la base de l’ongle) étant atteinte, je ne peux viser l’éradication, qui requiert la prise d’antifongiques par voie orale, ce que je n’envisage pas actuellement: pendant la grossesse, mieux vaut réfléchir à 2 fois à la nécessité d’un traitement, et une mycose unguéale, ça n’a jamais tué personne. Je préfère donc le traitement local.

C’est ainsi que je me suis replongée dans mes cours pour réviser quelles sont les huiles essentielles antifongiques: cèdre, laurier, lavande, sarriette, thym.
J’ai évincé le cèdre et le thym, qu’il ne faut pas utiliser chez la femme enceinte, et mélangé les 3 autres (1 ml de chaque) dans un petit flacon de verre ambré (les huiles essentielles se conservent à l’abri de la lumière).
J’ai récupéré les petites spatules fournies avec les flacons de vernis antifongiques en pharmacie, et je les utilise pour appliquer mon mélange tous les 2 jours (normalement l’application est quotidienne mais je préfère diviser les posologies par 2 pour minimiser le passage dans la circulation générale).

Laurus nobilis, Lavandula angustifolia, et Satureia montana

Laurus nobilis, Lavandula angustifolia, et Satureia montana

Par: Agnès

J’me sens pas bien… J’crois qu’j'vais vomir… Aurais-je abusé de la tarte au chocolat et autres gourmandises apportées par les cloches? Toujours est-il que mon foie essaie de me dire quelque chose… Blurp!?

Je prendrai bien une tisane menthe-verveine-camomille, généralement bienvenue pour dissiper les petits embarras gastriques, mais boire une tasse entière de liquide ne m’inspire guère.

Puis je me suis rappelé d’une vieille préparation, la Potion de Rivière, dont il faut prendre 1 cuillère de chaque flacon pour observer le pétillant effet antivomitif:

Potion n°1:

- bicarbonate de sodium 3,50 g
- sirop simple 30 g
- eau distillée QSP 150 ml

Faire dissoudre le soluté à froid et ajouter le sirop.

Potion n°2:

- acide citrique 4 g
- sirop d’acide citrique 30 g
- eau distillée QSP 150 ml

Faire dissoudre l’acide citrique dans l’eau et ajouter le sirop.

J’ai (comme à mon habitude) opéré quelques substitutions et approximations pour obtenir la recette suivante:

Potion « lendemain de fête bicarbonaté» :

- bicarbonate de sodium 1 cc
- sucre 1 cs
- eau QSP 150 ml

Potion « lendemain de fête citronné» :

- jus de citron 1/2 verre
- sucre 1 cs
- eau QSP 150 ml

À conserver au réfrigérateur.

potionantivimotive

(La couleur marron est dûe au fait que j’utilise du sucre de canne complet.)

Autre excellent traitement naturel des digestions difficiles, lourdeurs digestives, et nausées: les gélules de fumeterre. Cette plante agit sur la formation de la bile et son évacuation, et calme les spasmes intestinaux.