Par: Agnès

Mon homme m’a fait remarquer l’autre jour que le liniment oléocalcaire que je prépare est plus liquide que celui vendu en pharmacie et donc moins pratique. Oui, j’avais remarqué mais j’avais la flemme de changer ma recette, simplissime à froid (eau de chaux, huile d’olive, et glycérine, versées directement dans le flacon, y’a qu’à secouer!).
Comme je n’aime pas les critiques ne veux pas qu’il en achète (plus cher, impossible de savoir quel est le « stabilisant»  de leur composition, et multiplication des flacons plastiques), j’ai fait la recette contenant de la cire d’abeille, plus épaississante, à la place de la glycérine.

J’ai donc mis mon pot de cire à chauffer, prélevé 1 cs, que j’ai ajoutée à 225 ml d’huile d’olive, et remis le tout au bain-marie. Une fois l’ensemble homogénéisé puis refroidi, je l’ai versé dans le flacon, ainsi que 225 ml d’eau de chaux, et j’ai agité.
(Ce n’est pas pour me compliquer la vie que je choisis des volumes si précis, mais parce que le contenant final fait 480 ml.)

linimentBB

Inconvénient: le temps de réalisation et le nombre d’ustensiles utilisés.
Avantages: mélange épais, stable, inutile de secouer avant chaque utilisation.

Par: Agnès

Deux fois cet hiver qu’on redescend pour de trop courtes vacances dans notre regrettée Aquitaine, deux fois que tout le monde a la crève! C’est pas ce qu’on était venu chercher… À Noël j’avais bien résisté mais là les microbes ont eu raison de ma santé de fer. Pour soulager nez bouché et tête qui pèse une tonne, j’ai fait des inhalations de Fumigations Balsamiques pour ne pas citer de marque. De retour à la maison, je continue avec une recette équivalente que voici:

Inhalation

3 gouttes d'huile essentielle d'Eucalyptus globulus et 1 goutte d'huile essentielle de Mentha piperita dans un bol d'eau chaude

Pour ceux qui en ont dans leur jardin ou le long de leur promenade favorite, pas besoin de s’encombrer d’huiles essentielles: faire infuser directement les feuilles! Remarque valable pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 12 ans, qui doivent éviter l’inhalation de certaines huiles essentielles… ou se cantonner aux pulvérisations de sérum physiologique.
D’autres plantes possèdent des propriétés antiseptiques respiratoires: pin sylvestre (bourgeons), thym (parties aériennes fleuries), lavande (fleurs), …

Et toujours en compagnie de mouchoirs en papier recyclé, que j’avais déjà présentés (enfin c’est pas les mêmes… ;) ).

Par: Agnès

En matière d’éducation il y a la théorie: ce qu’on aimerait faire, ce qu’on a lu et qui nous a paru des pistes de réflexion à tester, … et la réalité! En effet, certaines situations paraissent simples tant qu’on ne les a pas vécues et en pratique c’est autre chose, notamment en ce qui concerne le change.

J’avais été inspirée à la lecture de divers articles sur l’hygiène naturelle infantile, trouvant tout d’un coup évident le fait que les enfants communiquent leur besoin d’élimination: qui ne s’est jamais dit ouh là, il/elle nous remplit sa couche là! à la vue d’un bébé tout rouge à l’air concentré?
Eh bien le notre n’a pas été livré avec l’option je préviens avant de faire caca (et encore moins pipi). Rajoutez à cela le fait que ses selles sont liquides (désolée pour les détails peu poétiques) et qu’elles sortent souvent pendant une tétée, et impossible d’installer monsieur au dessus des toilettes! On va donc attendre un peu avant de commencer finalement…
Sur les conseils de ma cousine Manu j’essaie dans un premier temps de lui proposer de faire pipi dans l’évier à l’occasion d’un changement de couche. Bon, il faut que les conditions soient propices: au calme, pas de lessives de retard au cas où, … càd pas tous les jours, mais pour l’instant ça a marché une fois… Enfin honnêtement il l’a pas fait exprès mais bon c’est un début!

Concernant les couches lavables, il est clairement appréciable de ne pas avoir à se préoccuper d’acheter des paquets de couches, encombrants et chers, ni de vider les poubelles tous les 4 matins, et elles sont tout aussi simples d’utilisation et fiables que les jetables.
Par contre, on a attendu 1 semaine au sortir de la maternité pour s’y mettre, et fait une pause d’une grosse semaine vers 2 mois pour cause de surmenage de la machine à laver… Eh oui, il faut bien avouer que ça demande un peu d’organisation, et je comprends que les mamans qui travaillent ne se sentent pas pour une conversion aux lavables.

ImseVimse

"Tout En Un" Imse Vimse®: pratique, fiable, et même jolie! Je n'en dirai pas autant des Lutibalade Bébés Lutins® que je n'arrive pas à ajuster aux cuisses pourtant dodues de mon lutin...

Et enfin les couches jetables écologiques: la marque Wiona® est la plus respectueuse de l’environnement puisqu’elle produit des couches constituées à 100% de matériaux naturels et biodégradables, mais chez Oko Moltex®, où elles sont fabriquées avec 50% de matières premières renouvelables, elles sont moins chères. Difficile d’être bio jusqu’au bout…

Par: Agnès

Bon bah va falloir se faire une raison, le séjour en Picardie risque de durer un peu plus longtemps que souhaité… Plus d’un an qu’on est ici maintenant, on va peut être arrêter de dire c’est nul à tout bout de champ et chercher à tisser quelques liens.
Pour rencontrer des personnes partageant le même quotidien de vie avec un enfant en bas âge et tant qu’à faire les mêmes convictions, je me suis tournée vers les réunions de La Leche League, dont j’ai eu connaissance grâce à la lecture de Attendre bébé autrement, de C. Piraud-Rouet et E. Sampers-Gendre, et dont le site internet m’a paru refléter une approche plutôt « nature»  du parentage.

J’ai assisté à ma 1ère réunion hier et n’ai pas été déçue: portage, couches lavables, nourriture bio, … Et dire que je n’ai pas osé mettre de graines de courges dans la salade d’endives que j’avais apportée par peur de passer pour une originale! Une autre maman avait eu quasiment la même idée: endives, pommes, noix, graines de courge, et raisins secs.
En plus ça m’a permis de réaliser qu’il était tout à fait possible d’allaiter plus de 6 mois dans la société actuelle (à condition toutefois d’être capable d’encaisser certaines remarques). Après tout, l’OMS recommande désormais l’allaitement exclusif au sein pendant les 6 premiers mois de la vie et sa poursuite jusqu’à l’âge de 2 ans au moins, associé à une alimentation de complément qui convienne. Et pourquoi pas..?
Mon seul regret c’est d’avoir oublié les quelques questions (heureusement pas capitales) que je voulais poser!

allaitement

plus…

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Par: Agnès

Au menu pour la Chandeleur rien de très original, à savoir des crêpes. Mais cette fois j’innove: ma recette habituelle se compose de moitié farine de sarrasin et moitié farine de froment ainsi que du lait et des oeufs, là je vais essayer de faire de véritables galettes de blé noir: 100% farine de sarrasin, pas de lait ni d’oeufs.
Comme garniture, j’avais en tête une petite tambouille à base de cresson et fromage type comté ou beaufort, mais il n’y avait pas de cresson à Biocoop®. (Pourtant il y en avait l’année dernière; au passage d’une façon générale il y a pas mal de choses qui disparaissent de leurs rayons: lait en briques -c’est plus écologique!- de la filière « Ensemble pour plus de sens»  -équitable et durable, issu d’un partenariat avec des transformateurs et des producteurs français-, légumes qui sortent de l’ordinaire, produits ménagers Ecover® -bizarrement depuis qu’ils ont sorti leur propre marque-, …) Bref, je me suis rabattue sur un poireau, également de saison, cuisiné en béchamel.

Pour préparer la pâte à crêpes, j’ai délayé 250g de farine de sarrasin avec 500ml d’eau (pour 2 personnes), puis salé, et laissé reposer 1h.
Ce qui m’a laissé le temps de m’occuper du poireau: je l’ai fendu en croix dans le sens de la longueur puis coupé en petits tronçons et lavé, pour ensuite le faire revenir à la poêle dans un peu d’huile d’olive. Dans une casserole, j’ai laissé épaissir 2 cs de farine + 1/2L de lait + 2 cs de margarine pour obtenir une béchamel à laquelle j’ajoute les poireaux, sel, et poivre.
Ne reste plus qu’à cuire chaque crêpe en versant un peu moins d’une louche de pâte dans une grande poêle huilée: un petit mouvement de poignet pour l’étaler, et quand les bords commencent à se décoller opération saut de crêpe pour la retourner. Je garnis alors avec ma sauce et à table!

GaletteSarrasin

gratinée façon ficelle picarde ;o)

Bien sûr, on peut en garder pour le dessert: roulées avec miel, jus de citron ou eau de fleur d’oranger, et cannelle par exemple…

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Par: Agnès

Depuis que l’on est ici (Amiens pour ceux qui n’auraient pas suivi), et surtout depuis que bébé est là, notre quotidien a sacrément changé, et pas toujours dans le bon sens:

  1. En habitant plus loin du centre ville et avec des transports en commun moins bien dévéloppés qu’à Bordeaux, on fait beaucoup plus de trajets en voiture. Au début j’allais en centre ville à pieds mais quand j’ai eu le bide trop lourd, et maintenant avec le loustic que je ne souhaite pas congeler, c’est voiture tout le temps!
  2. Toujours pour des questions de bébé d’hiver, on règle le chauffage sur 19°C toute la journée.
  3. On fait plus souvent des courses d’appoint à l’épicerie du coin (qui propose toutefois quelques produits BIO, ou à défaut Label Rouge): vive les conserves et surgelés…
  4. On fait 2-3 fois plus de lessives, on utilise un sèche-linge, des couches pas toujours lavables, …
  5. Le seul bon point dans l’histoire c’est les vacances: fini les voyages à l’autre bout du monde!

Difficile d’être les premiers de la classe et en même temps pas facile d’accepter le fait qu’on pollue: m’est donc venue l’idée de calculer notre empreinte écologique, histoire de voir si c’est grave.
Cet indicateur évalue la surface totale requise pour produire les ressources que nous utilisons, pour répondre à notre consommation d’énergie, et pour fournir l’espace nécessaire à nos infrastructures. Si l’on divise l’ensemble des surfaces productives de la planète par les 6 milliards d’habitants qui la peuplent , on constate que la Terre met à notre disposition 1,9 hectare par personne, et ce, sans tenir compte de l’espace qui pourrait être strictement réservé aux autres espèces.
Je l’avais déjà estimée il y a un longtemps, grâce au livre Planète Attitude, Les gestes écologiques au quotidien, du WWF, et  elle était inférieure à 4 hectares, ce qui est inférieur à la moyenne pour un Français (5,2 hectares), mais ne m’a pas avançé… Cette fois j’ai calculé notre empreinte écologique sur le site du WWF-France, soi disant pour un calcul plus précis. En fait il est difficile de sélectionner une seule réponse par question, on se situe souvent entre 2, mais en équilibrant une réponse optimiste/une réponse pessimiste, j’obtiens 3 hectares… Ce qui n’est pas très différent d’il y a quelques années mais correspond toujours à un mode de vie conduisant à l’épuisement des ressources naturelles…

… De sérieux efforts restent à faire!

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