Par: Agnès

Bon bah va falloir se faire une raison, le séjour en Picardie risque de durer un peu plus longtemps que souhaité… Plus d’un an qu’on est ici maintenant, on va peut être arrêter de dire c’est nul à tout bout de champ et chercher à tisser quelques liens.
Pour rencontrer des personnes partageant le même quotidien de vie avec un enfant en bas âge et tant qu’à faire les mêmes convictions, je me suis tournée vers les réunions de La Leche League, dont j’ai eu connaissance grâce à la lecture de Attendre bébé autrement, de C. Piraud-Rouet et E. Sampers-Gendre, et dont le site internet m’a paru refléter une approche plutôt « nature»  du parentage.

J’ai assisté à ma 1ère réunion hier et n’ai pas été déçue: portage, couches lavables, nourriture bio, … Et dire que je n’ai pas osé mettre de graines de courges dans la salade d’endives que j’avais apportée par peur de passer pour une originale! Une autre maman avait eu quasiment la même idée: endives, pommes, noix, graines de courge, et raisins secs.
En plus ça m’a permis de réaliser qu’il était tout à fait possible d’allaiter plus de 6 mois dans la société actuelle (à condition toutefois d’être capable d’encaisser certaines remarques). Après tout, l’OMS recommande désormais l’allaitement exclusif au sein pendant les 6 premiers mois de la vie et sa poursuite jusqu’à l’âge de 2 ans au moins, associé à une alimentation de complément qui convienne. Et pourquoi pas..?
Mon seul regret c’est d’avoir oublié les quelques questions (heureusement pas capitales) que je voulais poser!

allaitement

plus…

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Par: Agnès

Au menu pour la Chandeleur rien de très original, à savoir des crêpes. Mais cette fois j’innove: ma recette habituelle se compose de moitié farine de sarrasin et moitié farine de froment ainsi que du lait et des oeufs, là je vais essayer de faire de véritables galettes de blé noir: 100% farine de sarrasin, pas de lait ni d’oeufs.
Comme garniture, j’avais en tête une petite tambouille à base de cresson et fromage type comté ou beaufort, mais il n’y avait pas de cresson à Biocoop®. (Pourtant il y en avait l’année dernière; au passage d’une façon générale il y a pas mal de choses qui disparaissent de leurs rayons: lait en briques -c’est plus écologique!- de la filière « Ensemble pour plus de sens»  -équitable et durable, issu d’un partenariat avec des transformateurs et des producteurs français-, légumes qui sortent de l’ordinaire, produits ménagers Ecover® -bizarrement depuis qu’ils ont sorti leur propre marque-, …) Bref, je me suis rabattue sur un poireau, également de saison, cuisiné en béchamel.

Pour préparer la pâte à crêpes, j’ai délayé 250g de farine de sarrasin avec 500ml d’eau (pour 2 personnes), puis salé, et laissé reposer 1h.
Ce qui m’a laissé le temps de m’occuper du poireau: je l’ai fendu en croix dans le sens de la longueur puis coupé en petits tronçons et lavé, pour ensuite le faire revenir à la poêle dans un peu d’huile d’olive. Dans une casserole, j’ai laissé épaissir 2 cs de farine + 1/2L de lait + 2 cs de margarine pour obtenir une béchamel à laquelle j’ajoute les poireaux, sel, et poivre.
Ne reste plus qu’à cuire chaque crêpe en versant un peu moins d’une louche de pâte dans une grande poêle huilée: un petit mouvement de poignet pour l’étaler, et quand les bords commencent à se décoller opération saut de crêpe pour la retourner. Je garnis alors avec ma sauce et à table!

GaletteSarrasin

gratinée façon ficelle picarde ;o)

Bien sûr, on peut en garder pour le dessert: roulées avec miel, jus de citron ou eau de fleur d’oranger, et cannelle par exemple…

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Par: Agnès

Depuis que l’on est ici (Amiens pour ceux qui n’auraient pas suivi), et surtout depuis que bébé est là, notre quotidien a sacrément changé, et pas toujours dans le bon sens:

  1. En habitant plus loin du centre ville et avec des transports en commun moins bien dévéloppés qu’à Bordeaux, on fait beaucoup plus de trajets en voiture. Au début j’allais en centre ville à pieds mais quand j’ai eu le bide trop lourd, et maintenant avec le loustic que je ne souhaite pas congeler, c’est voiture tout le temps!
  2. Toujours pour des questions de bébé d’hiver, on règle le chauffage sur 19°C toute la journée.
  3. On fait plus souvent des courses d’appoint à l’épicerie du coin (qui propose toutefois quelques produits BIO, ou à défaut Label Rouge): vive les conserves et surgelés…
  4. On fait 2-3 fois plus de lessives, on utilise un sèche-linge, des couches pas toujours lavables, …
  5. Le seul bon point dans l’histoire c’est les vacances: fini les voyages à l’autre bout du monde!

Difficile d’être les premiers de la classe et en même temps pas facile d’accepter le fait qu’on pollue: m’est donc venue l’idée de calculer notre empreinte écologique, histoire de voir si c’est grave.
Cet indicateur évalue la surface totale requise pour produire les ressources que nous utilisons, pour répondre à notre consommation d’énergie, et pour fournir l’espace nécessaire à nos infrastructures. Si l’on divise l’ensemble des surfaces productives de la planète par les 6 milliards d’habitants qui la peuplent , on constate que la Terre met à notre disposition 1,9 hectare par personne, et ce, sans tenir compte de l’espace qui pourrait être strictement réservé aux autres espèces.
Je l’avais déjà estimée il y a un longtemps, grâce au livre Planète Attitude, Les gestes écologiques au quotidien, du WWF, et  elle était inférieure à 4 hectares, ce qui est inférieur à la moyenne pour un Français (5,2 hectares), mais ne m’a pas avançé… Cette fois j’ai calculé notre empreinte écologique sur le site du WWF-France, soi disant pour un calcul plus précis. En fait il est difficile de sélectionner une seule réponse par question, on se situe souvent entre 2, mais en équilibrant une réponse optimiste/une réponse pessimiste, j’obtiens 3 hectares… Ce qui n’est pas très différent d’il y a quelques années mais correspond toujours à un mode de vie conduisant à l’épuisement des ressources naturelles…

… De sérieux efforts restent à faire!

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Par: Agnès

Un petit être de plus au foyer… mais beaucoup de choses encombrantes et pas toujours écolos aussi! Moi qui me contentais très bien de frigo, gazinière, et machine à laver pour tout équipement électroménager, me voilà obligée (pour ma santé physique et mentale) d’en venir à ce que je considérais avant comme étant superflu: sèche-linge et lave-vaisselle.

Electromenager

Le besoin d’un sèche-linge s’est très rapidement fait sentir: dès la sortie de maternité, les vêtements sales s’entassaient, on faisait et fait toujours une lessive par jour, et le climat n’est pas propice à faire sécher tout ça à la même vitesse!
Ce fut dur pour ma conscience écologique car quasiment tous les appareils sont de classe énergétique B (à moins d’être prêt à débourser 1500€!) et de toute façon ça restera toujours plus économe de laisser sécher à l’air libre les habits.
Le compromis que j’ai trouvé est de l’utiliser en « pré-séchage» , càd 1/2h à 1h, sur lessive bien essorée (1100 tours/min), avant de l’étendre sur le fil: ainsi elle est sèche le lendemain et je n’ai pas consommé autant d’énergie que s’il avait tourné jusqu’au séchage complet.

Pour le lave-vaisselle, c’était moins impérieux, car on ne va pas raconter que notre pitchoun nous rajoute des assiettes à laver (enfin pas encore…), mais diminuer la liste des tâches ménagères (à rallonge!) de 30 min quotidiennes ça soulage un tant soit peu le découragement qui nous gagne…
Et pour le coup j’ai appris qu’il est plus écologique d’utiliser un lave-vaisselle plutôt que de faire la vaisselle à la main: économie d’eau (consommation de 10L contre 42 en moyenne à la main!), d’énergie (classe A – en programme éco, il en faut moins pour chauffer l’eau + sécher la vaisselle), eaux usées moins polluantes (dose de détergent adaptée) (source GIFAM).
Bien sûr on a choisi tablettes de lavage, liquide de rinçage, et sel régénérant écologiques (marques Ecover®, comme d’autres de nos produits ménagers dont le liquide vaisselle, et SONETT®).

Par: Agnès

Ce qui devait arriver arriva: l’allaitement à la demande c’est bien, mais surtout pour bébé, car entre les tétées qui durent 1/2 h, le rot qu’on attend 1/4 h, le change, et éventuellement hoquet, pleurs, … on n’a pas le temps de souffler que le « petit»  estomac est déjà vide, et on a gagné le droit de recommencer! Bref, tout ça pour dire que l’époque ou j’allais 3x/semaine au taekwondo et faisais tous mes trajets en ville à pied me paraît bien loin; aujourd’hui je suis contente quand j’arrive à aller acheter le pain (que je n’ai plus le temps de faire…) à la boulangerie au bout de ma rue!
Ayant des antécédents d’insuffisance veino-lymphatique, je pensais bien que cette absence d’activité physique allait se faire sentir un jour ou l’autre. J’ai été étonnée de constater, déjà pendant la grossesse, que je n’ai pas eu les jambes lourdes, par contre je ne m’attendais pas à ce que le mal frappe d’autres veines…

Réflexe n°1: j’ai augmenté la proportion (déjà élevée malgré le manque de temps pour cuisiner) de fibres dans mon alimentation: céréales au son au p’tit déj’, pain complet, salade tout les midis (ça tombe bien, c’est la saison des endives, plus rapides à laver que les laitues et compagnie…), soupe tous les soirs (légumes mis à cuire à la vapeur et mixés, ou simple boîte de tomates passée à la moulinette), pruneaux en dessert, …

Réflexe n°2: tisane de vigne rouge à volonté.
Tout d’abord ça fait boire, ce qui est conseillé dans ces cas-là.
Et ensuite les feuilles de cette plante contiennent des substances protectrices des petits capillaires sanguins et est donc indiquée dans le traitement des manifestations classiques de l’insuffisance veineuse: jambes lourdes et crises hémorroïdaires.
C’est également le cas des feuilles d’hamamélis de Virginie, des cônes de cyprès, des marrons d’Inde, et des racines de fragon, mais on les trouve plus facilement sous forme de gélules ou de gel pour les jambes.
Et pour que l’infusion soit buvable j’ajoute dans l’eau bouillante des fleurs d’hibiscus* aux feuilles de vigne rouge: elles apportent un goût acidulé et une jolie couleur rouge à la boisson (on avait déjà goûté un brevage préparé à base de fleurs d’hibiscus au Mexique: l’«agua de Jamaica», rafraîchissant et original). Je laisse infuser (4 cuillères de plantes sèches par litre) pendant 3 à 5 min puis refroidir. En effet, je n’aime pas le goût qu’a cette tisane chaude, j’en prépare donc 1L à l’avance dans une casserole, et transvase au travers d’un chinois dans une bouteille en verre (ancienne bouteille de jus de fruits) que je stocke au frigo une fois refroidie. Quand je m’en sers une tasse, je sucre avec du sirop de cassis, histoire de rester dans le rouge et les plantes veinotoniques.

TisaneCirculation

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Par: Agnès

Pour l’Épiphanie, cette année c’est le tour de la brioche des rois. Je préfère largement la galette, mais mon homme, originaire de Bordeaux, est un inconditionnel de la couronne briochée, donc à chacun son tour de se régaler.

C’est la première fois que j’essaie d’en réaliser et je pars directement sur le défi de la réussir sans beurre et sans oeufs. Je vais donc tester les proportions suivantes:
- 250g de farine blanche,
- 45g de sucre de canne complet,
- 1cc de levure boulangère,
- 85ml de lait,
- 3cs d’eau distillée de fleurs d’oranger (qui ce sont transformées en 2 cuillères d’eau de fleurs d’oranger + 1 cuillère d’eau du robinet pour rincer le flacon vide…),
- 70g de margarine.


Pour faire la pâte, j’ai mélangé farine et sucre, formé un puits, mis la levure au milieu et versé le lait tiède et l’eau de fleurs d’oranger dessus. Opération pétrissage pendant 15 min. J’ai ensuite ajouté la margarine et continué à pétrir encore 15 min. Au début j’ai failli me décourager car la pâte se met en morceaux, ça glisse, on a l’impression qu’il y a trop de margarine, et puis avec un peu de patience ça ressemble à nouveau à une pâte, plus élastique. Puis j’ai laissé lever 2h (1h30 c’est suffisant mais c’était l’heure du bain du loulou) à température ambiante sur un radiateur, en recouvrant le saladier d’un torchon propre. Après j’ai (passé la main à mon homme -tétée oblige- qui a) façonné un cercle de pâte, mis la fève, et laissé lever à nouveau 1h30/2h. Enfin j’ai badigeonné de lait, saupoudré de sucre en grains (pas facile à se procurer comme ingrédient! Si y’en a qui ont des tuyaux…), et enfourné à 180° pour à peu près 20 min de cuisson.

Brioche

Ah la cuisine avec un bébé dans la maison c’est autrement plus sportif!

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